1. Évaluation de l’état nutritionnel chez un patient atteint de cancer et diagnostic de dénutrition
- Il est recommandé de peser le patient à chaque consultation et de noter l’évolution de son poids dans le dossier médical.
- L’évaluation nutritionnelle d’un patient atteint de cancer inclut également le calcul de l’indice de masse corporelle (IMC).
- La diminution des apports alimentaires constitue l’un des principaux facteurs favorisant la dénutrition dans le contexte du cancer.
2. Causes de la dénutrition
Plusieurs éléments peuvent contribuer à la dénutrition :
- une augmentation des besoins énergétiques, liée aux perturbations du fonctionnement cellulaire et à l’inflammation provoquée par la tumeur ;
- une diminution des apports alimentaires, due à une perte d’appétit (anorexie) provoquée par les réactions inflammatoires, ou à des troubles du goût et des difficultés à s’alimenter pendant les traitements.
3. Risques liés à la dénutrition pendant le cancer
- La dénutrition peut entraîner une altération de l’état général, avec un amaigrissement important dû à la perte de graisse et surtout de muscle (cachexie).
- Elle peut retarder, compliquer ou empêcher les traitements.
- Elle est associée à une hospitalisation plus longue.
- Pour un même type de cancer et au même stade, un patient dénutri présente un risque de mortalité plus élevé qu’un patient non dénutri.
4. Prévenir la dénutrition
- La personne malade doit surveiller régulièrement son poids et adapter son alimentation.
- Lorsque l’alimentation est plus facile, il est conseillé de manger ce qui fait envie, de se faire plaisir et de profiter des périodes sans gêne pour faire des réserves, surtout si une perte de poids a déjà commencé.
- Une alimentation variée, riche en protéines et riche en calories aide à prévenir ou à corriger la dénutrition.
- Les besoins en protéines sont estimés entre 1,2 et 1,5 g/kg/jour.
- Même pendant la maladie, l’activité physique reste essentielle :
- elle stimule l’appétit,
- aide à préserver la masse et la force musculaires,
- diminue la fatigue,
- améliore la qualité de vie.
En cas de fatigue, le repos complet n’est pas toujours la meilleure solution. Il est préférable d’essayer de maintenir une activité régulière, par exemple marcher à son rythme, selon ses capacités.
5. Conseils pratiques pour réduire le risque de dénutrition
- Fractionner les repas dans la journée.
- Prévoir des collations et des petits encas riches en énergie.
- Manger ce qui donne envie.
- Sauf en cas de prise de poids, privilégier autant que possible des aliments énergétiques et riches en protéines, comme :
- les viandes,
- les poissons,
- les œufs,
- les produits laitiers.
- Consommer des potages ou purées enrichis, sans excès, avec de la crème, du beurre, des œufs ou du fromage.
- Choisir des desserts enrichis avec du miel, du sucre ou de la confiture.
- Prendre des petits-déjeuners plus consistants.
- Boire suffisamment tout au long de la journée.
- Prendre les repas dans une atmosphère agréable et calme.
- Soigner la présentation des plats pour stimuler l’envie de manger.
- Conserver une activité physique régulière.
Thanks for all the good ideas , like letting the patient eat what he desires at the moment .
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Un grand merci pour votre commentaire, c’est toujours un plaisir de vous lire.
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